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Bibliothèques de l'ULB > Crise de la publication scientifique > Des alternatives pour la communication savante

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Des alternatives pour la communication savante

Parallèlement au marché « classique » de l'édition, des modes alternatifs de communication savante se développent visant à améliorer les conditions de diffusion et d'accès à l'information scientifique.

 

 Des revues alternatives moins chères

 Le Open Access

 

Des revues alternatives moins chères

"Journal of the European Economic Association" chez MIT Press

Quand des revues de prestige atteignent des prix excessifs, certains comités éditoriaux tentent d'exercer une pression sur l'éditeur pour faire baisser le prix de l'abonnement. En cas d'échec, certains vont jusqu'à démissionner pour créer un titre alternatif, une revue de remplacement auprès d'un nouvel éditeur à but non lucratif.

 

Ce fut le cas, par exemple, du comité éditorial de la revue de la European Economics Assocation, qui a quitté Reed Elsevier pour créer un nouveau titre Journal of the European Economic Association chez MIT Press. Le coût d'un abonnement institutionnel annuel en 2006 s'élève à 1.438 Euros pour la revue d'Elsevier (sans l'électronique) et à 400$ pour la version imprimée et électronique du titre alternatif chez MIT Press.

 

La même chose s'est produite avec la prestigieuse revue Tetrahedron Letters ; l'abonnement institutionnel à la revue « papier » coûte 10.911 Euros en 2006, alors que le titre alternatif Organic Letters revient à 3.790 Euros. Le facteur d'impact de la nouvelle revue a dépassé celui de l'originale (4,368 pour Organic Letters, contre 2,477 pour Tetrahedron Letters).

 

 

Pour en savoir plus :

 

 Revues alternatives, remplaçant des titres au prix excessif.

 

 

Dès la fin des années 1990, grâce aux possibilités offertes par les technologies de l'information et en réponse aux coûts croissants de la documentation scientifique, un mouvement en faveur d'un accès à l'information scientifique libre et gratuit se développe au sein de la communauté savante et des organisations de recherche.

 

Ce mouvement prône la mise à disposition des résultats de la recherche au plus grand nombre, sans restriction d'accès : l' Open Access, en français, Libre Accès, à l'information scientifique implique sa mise à disposition gratuite sur l'internet public et l'autorisation de la lire, reproduire et distribuer pour autant que les auteurs soient correctement reconnus et cités. 

 

Concrètement, il y a deux vecteurs principaux de communication pour l' Open Access :

 

 Revues en Open Access et revues hybrides

 Archives thématiques et institutionnelles

 

 

La publication d'articles dans des revues Open Access

DOAJ : le répertoire des revues en libre accès

Les revues entièrement Open Access

Les revues Open Access sont gratuitement accessibles en ligne ; le  Directory of Open Access Journals recense, en août 2006, plus de 2300 titres de périodiques scientifiques courants, qui effectuent un contrôle de qualité des articles et dont le texte complet est disponible gratuitement en ligne. Ces revues reposent sur des modèles économiques divers ; financements publics directs ou indirects, recettes des souscriptions à la version imprimée de la revue, recettes publicitaires, ou paiement par l'auteur -ou plus exactement par son institution- des frais de publication (aussi appelé le modèle « auteur-paie »). Dans ce cas, les frais de publication varient selon les revues : de 615$ à 1765$ (480€ à 1385€) pour les revues de BioMed Central, de 2000$ à 2500$ pour les revues de Public Library of Science (PLOS), par exemple.

 

Dans certains pays, les autorités publiques financent des plateformes d' Open Access (gratuit) à des revues savantes sélectionnées pour leur qualité. Ces initiatives visent à valoriser la recherche conduite dans ces pays, en assurant une diffusion internationale aux revues et en augmentant la visibilité et l'accessibilité de leurs contenus scientifiques.

 

 

Pour en savoir plus :

 

 Le répertoire des revues en libre accès DOAJ

Les principaux éditeurs Open Access sur le modèle auteur-paie :  BioMed Central,  PLOS,...

Les plateformes (trans-)nationales de revues Open Access :  revues.org,  Scielo ,  J-stage,  Bioline,  Indian Academy of Science,...

 

 

Les revues hybrides

Les revues hybrides sont des périodiques traditionnellement accessibles par souscription mais dont certains articles sont gratuitement disponibles en ligne moyennant lepaiement de frais de publication par l'auteur ou son institution. Certaines grandes maison d'édition expérimentent un modèle hybride pour certaines ou toutes leurs revues, en réponse aux demandes de la communauté savante de développer l'Open Access aux articles scientifiques. Les frais de publication varient selon les éditeurs : par article, 1200 à 2250 Euros (Oxford UP), 2500$ (Blackwell), 3000$ (Springer, Elsevier et Wiley) ; ou par page, 300£ (Royal Society).

 

 

Pour en savoir plus :

 

 

Les éditeurs qui proposent des revues « hybrides » :  Springer Open Choice Programme,  Blackwell Online Open service,  Oxford  Open d'Oxford University Press,  Elsevier Sponsored Articles,  The Royal Society's EXIS open choice, Cambridge Open (CUP), BMJ Unlocked, American Physical, Society's Free to Read, Wiley Funded Access Service.

 

 

L'auto-archivage d'articles par les auteurs : archives thématiques et dépôts institutionnels en Open Access

Pubmed Central : l'Archive d'articles en Médecine

Afin d'augmenter la visibilité et l'accessibilité de leurs articles, les auteurs peuvent en déposer une copie électronique sur un serveur d'archives d'e-prints, soit thématique, soit celui de leur institution. Dans ce dernier cas, on parle de « dépôt institutionnel » (institutional repository).

 

L'interopérabilité de ces archives ouvertes augmente la visibilité de leurs contenus et l'efficacité de la recherche. Par exemple Google Scholar indexe de nombreux serveurs d'e-prints thématiques et institutionnels.

De nombreux éditeurs autorisent les auteurs à déposer le « post-print », c'est-à-dire leur version personnelle de l'article accepté pour publication (post peer review), dans le dépôt institutionnel.

 

Certains organismes importants de financement de la recherche ont défini des politiques strictes relatives à l'accès aux résultats de la recherche qu'ils financent, tels que le NIH aux USA, le Wellcome Trust et les Research Councils au Royaume-Uni. Les dispositions encouragent, voire exigent des chercheurs subventionnés qu'ils déposent leurs articles dans un dépôt institutionnel ou thématique librement accessible.

 

Certains pays, comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ont mis en œuvre des programmes de soutien à l'échelle nationale pour le déploiement des dépôts institutionnels dans les universités. En Allemagne, en Norvège et aux Pays-Bas, toutes les universités ont déjà mis en place leur dépôt institutionnel.

 

Avantages des dépôts institutionnels :

  • Plus grande visibilité et accès immédiat et gratuit à la production scientifique de l'institution ;
  • Valorisation de la recherche et de l'image de l'institution ;
  • Outil de mesure de la production scientifique pour l'institution ;
  • Augmentation de l'impact des publications : des études récentes montrent qu'un article publié est plus fréquemment cité s'il est aussi disponible dans une archive ou un dépôt institutionnel en Open Access.

 

 

Pour en savoir plus :

 

Le dépôt institutionnel de l'ULB.

Autorisations des éditeurs en matière d'auto-archivage : consultez  Romeo.

Impact de l'auto-archivage en Open Access sur les citations :   Comparing the Impact of Open Access (OA) vs. Non-OA Articles in the Same Journals The Open Citation Project.

Ressources librement accessibles.

 

 

Pour en savoir plus sur l'Open Access :

 

 Libre accès à l'information scientifique : Actualités, problématiques et perspectives.

 

 


 
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Dernière mise à jour : 12 octobre 2006